i. La selle de Tbourida
La selle marocaine traditionnelle est la selle de la Tbourida — ce spectacle équestre inscrit à l'UNESCO en 2021. Construite sur une arçon en bois, doublée de plusieurs couches de cuir, elle est brodée au fil d'argent, parfois au fil d'or, sur des motifs floraux et géométriques. Une selle de cérémonie peut peser plusieurs kilos et coûter des dizaines de milliers de dirhams.
Galerie
défiler →Vidéo · Le geste en mouvement
à remplacerLes selliers — srraj — sont concentrés à Fès (souk Sraja) et à Meknès (place El-Hedim).
ii. Damasquinerie de Meknès
Meknès est la seule ville du Maroc où l'on rencontre encore des artisans pratiquant la damasquinerie — l'art de la gravure sur acier qui permet de confectionner vases, bijoux, ornements de selle. La technique consiste à creuser des sillons dans un acier patiné, puis à y incruster à coups de marteau des fils d'or ou d'argent. L'acier devient un fond noir sur lequel se détache un motif lumineux.
Cette technique s'inscrit dans la candidature UNESCO de 2023 sur la gravure sur métaux. Au Maroc, elle s'est probablement développée par influence ottomane via l'Algérie au XVIIIᵉ siècle.
Selle d'apparat ou de pratique ?
La selle marocaine est emblématique des spectacles équestres. Elle est aussi devenue un objet de collection. Quelques ateliers de Fès produisent encore des selles destinées à des cavaliers de Tbourida pratiquants — c'est le marché premier.
Sources
- UNESCO, Tbourida (2021) — https://ich.unesco.org/en/state/morocco-MA
- Wikipédia, Damasquinerie — https://fr.wikipedia.org/wiki/Damasquinerie