Du Moussem de Tan-Tan inscrit en 2008 jusqu'au caftan marocain consacré en décembre 2025, le Maroc a fait inscrire 16 éléments sur les listes du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. C'est aussi l'espace de Jemaa el-Fna — inscrit en 2008 — qui a inspiré, en 2003, la création même de cette convention.
La Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a été adoptée par l'UNESCO en 2003. Elle protège les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire « que les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine ».
Le Maroc a ratifié la Convention dès 2006. Il a siégé deux fois au Comité intergouvernemental — de 2010 à 2014, puis de 2020 à 2024 — et a présidé la 17ᵉ session de ce Comité, qui s'est tenue à Rabat en 2022.
Cette page liste les seize éléments, classés du plus récent au plus ancien. Chaque élément donne accès à une fiche détaillée — historique, géographie, transmission, sources.
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Les seize inscriptions, en ordre chronologique inverse.
La Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité, qui rassemble les pratiques que les États souhaitent voir reconnaître pour leur valeur représentative.
La Liste de sauvegarde urgente, qui distingue les éléments dont la viabilité est menacée et qui appellent une mobilisation internationale.
Pour le Maroc, 15 inscriptions concernent la liste représentative ; une seule — la danse taskiwin, inscrite en 2017 — figure sur la liste de sauvegarde urgente. La taskiwin, danse martiale des hommes du Haut Atlas occidental, est menacée par la mondialisation, le départ des jeunes vers les villes et le déclin de l'artisanat associé (cornes, ceintures, tambours).
iii. Tentative list — les futurs candidats
Outre les éléments déjà inscrits, le Maroc maintient une tentative list de 13 propriétés pour le patrimoine matériel et travaille sur plusieurs dossiers pour l'immatériel. Parmi les pistes connues :
Le zellige de Fès et Tétouan — une candidature commune est en préparation pour reconnaître la mosaïque taillée à la main comme un élément à part entière du patrimoine humain.
Le thé à la menthe — pratique sociale aux racines multiculturelles (Maroc, Mauritanie, Algérie).
Le oud (luth arabe) — inscription multinationale envisagée pour 2026, déjà mentionnée par l'UNESCO comme « on-going nomination ».
iv. Et le patrimoine matériel ?
Outre l'immatériel, le Maroc dispose de 9 sites inscrits au patrimoine mondial matériel de l'UNESCO :
Médina de Fès (1981) — ville médiévale fondée au IXᵉ siècle.
Médina de Marrakech (1985) — capitale almoravide et almohade.
Ksar Aït Ben Haddou (1987) — ksar fortifié pré-saharien.
Médina de Tétouan (1997) — héritage andalou.
Médina d'Essaouira (2001) — ville portuaire de Mogador.
Site archéologique de Volubilis (1997) — vestiges romains.
Cité historique de Meknès (1996) — capitale alaouite.
Cité portugaise de Mazagan (2004) — actuelle El Jadida.
Rabat, capitale moderne et historique (2012) — patrimoine partagé.
L'ensemble fait du Maroc l'un des pays d'Afrique les plus représentés sur les listes patrimoniales mondiales.
Sources
UNESCO, Patrimoine culturel immatériel — Maroc, état des éléments au 7 décembre 2025, ich.unesco.org
UNESCO, Liste du patrimoine mondial — Maroc, whc.unesco.org
Wikipédia, List of Intangible Cultural Heritage elements in Morocco, mis à jour janvier 2026.
Office National Marocain du Tourisme, Patrimoine de l'humanité, visitmorocco.com