Les Gnawa (parfois écrit Gnaoua, Gnawi au singulier) constituent une confrérie héritée des esclaves et soldats subsahariens introduits au Maroc à partir du XVIe siècle, notamment sous Moulay Ismaïl. Leur pratique articule musique, danse, transe thérapeutique et soufisme, dans une cérémonie nocturne dite lila.
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défiler →Vidéo · Le geste en mouvement
à remplaceri. Origines
Les premiers Gnawa sont des captifs originaires de l'empire du Mali, du Songhaï et de Mauritanie, amenés par les caravanes transsahariennes ou par les conquêtes des Saadiens. Leur nom dérive probablement de Guinea. Établis dans les médinas, ils développent un syncrétisme : leurs invocations aux esprits subsahariens (mlouk) se mêlent au culte des saints musulmans, particulièrement Sidi Mimoun, Sidi Hammou, Lalla Aïcha, Lalla Mira.
ii. Instruments
Le maâlem gnawa joue du guembri (luth à trois cordes en boyau, caisse de bois recouverte de peau de chamelle), parfois appelé hajhouj dans le Sud. Les disciples l'accompagnent aux qraqebs (castagnettes métalliques en forme de huit), aux ganga (grand tambour à mailloches), et au chant antiphonique. Les danseurs portent une chechia à pompon et une kachaba brodée.
iii. La lila
La lila est la cérémonie centrale. Elle commence au crépuscule par l'aâda (prélude debout dans la cour), puis se poursuit toute la nuit assise dans la salle. Sept couleurs s'enchaînent — blanc, rouge, vert, jaune, bleu, noir, multicolore — chacune correspondant à un groupe d'esprits. Les participants en transe (jadba) sont accompagnés par la moqaddma qui les guide.
iv. Festival d'Essaouira
Le Festival Gnaoua et Musiques du Monde d'Essaouira, créé en 1998 par Neila Tazi, transforme depuis le tournant des années 2000 la perception internationale des Gnawa. Il accueille chaque juin plus de 500 000 spectateurs et associe maâlems traditionnels et musiciens internationaux — Pat Metheny, Marcus Miller, Jimmy Page et Robert Plant y ont joué.